Arnaud et Antoine en Islande- Récit d’une épopée

J’avais hâte de croiser nos spécialistes de 400m pour cueillir leurs impressions sur leur récent périple dans le froid nordique. Ensuite l’idée m’est venue de sortir mon bic et le carnet qui va avec  et de partager leurs impressions avec vous.

C’est autour d’un spaghetti (et d’une salade chèvre chaud pour Arnaud) que les langues se délièrent sur ce terrible souvenir. « Quel plaisir de manger normalement, dans de bonnes conditions, après ce qu’on vient de vivre » lâche Antoine !

Ils sont partis à 9 athlètes, un coach (Jacques Borlée), quelques journalistes et 3 guides dont le célèbre explorateur Alain Hubert. Il y en eut pour 4 jours de randonnée dans la neige et 5 nuits en tente. La journée type se passait comme ceci : vers 6h30 Alain les réveillait. Ensuite, vient le délicat moment de s’habiller. La tactique consistait à ne pas tout tremper, sinon c’est la cata pour la suite. Puis ils allaient chercher la précieuse eau chaude chez Alain (à base de neige fondue) et remplissaient leurs thermos. Antoine insiste fièrement sur la qualité de son matériel. Il pouvait boire son thé chaud toute la journée grâce a son thermos de compétition made in Ardenne, tandis que Guigui devait se contenter d’une boisson qui devenait presque de l’Ice tea. Le petit dej consistait en cacao chaud avec du muesli. Démonter les tentes semblait assez pénible et bien souvent il fallait le faire pour les journalistes qui étaient moins pressés à lever le camp. Ce n’est donc que parfois 3h plus tard que le départ étaient donné ! « N’étant pas trop bien informé, le premier jour on est parti comme des Fangio, avec Jonathan en pole position. Quelques dizaines de minutes plus tard Alain Hubert nous a stoppés dans notre progression, car on ne l’avait pas attendu et on partait dans n’importe quelle direction, ce qui est dangereux! Il nous a bien engueulés, on suivait comme des moutons. On marchait avec nos skis pour pas trop s enfoncer dans la neige en tirant 1 voire 2 traineaux. Il fallait aussi s’occuper des affaires des journalistes et de Will Oyowe qui était au bout de sa vie. »

« On marchait/glissait 8h par jour jusqu’au couché du soleil. La plupart du temps, on ne voyait rien du tout. Ca donnait l’impression d’être constamment dans un studio tout blanc. La visibilité était tout le temps réduite, on ne se voyait pas avancer donc très peu motivant. De plus, ça montait tout le temps. Nous ne nous arrêtions pratiquement pas, car sinon le refroidissement nous guettait et puis Alain Hubert nous pressait, car le groupe était trop lent a cause des conditions détestablement pourries. » Arnaud comptait parfois ses pas pour passer le temps et pour avoir le sentiment d’avancer un peu. « On s’arrêtait juste un peu pour manger quelques biscuits ou devoir prendre la pose pour les cameras (que Guigui tirait d’ailleurs sur son traineau). On a rien croisé dans ce coin là, pas le moindre village, pas d’animaux, pas de vie, le néant! »

« Au soir on montait les tentes puis en attendant les autres et pour se tenir chaud, on construisait un mur pour protéger la tentes du vent (et aussi car on avait rien d’autre à faire précise Antoine). A ce petit jeu, c’était Nils le plus fort…ce qui n’est pas étonnant pour un architecte !

 

Propos recueillis par Fred Xhonneux

 

A l’occasion de la première manche de la Cross Cup 2011-2012 qui se tenait à Gand ce dimanche 23 octobre. C'est sous un soleil radieux que l’équipe de l’Excelsior, composée dans l’ordre, de Sébastien Dewitte, Franky Hernould et la nouvelle recrue Emmanuel Lejeune a terminé à la 11ème place de cette course relais. (1500m – 3000m – 4500m)

Le Team Taghret termine à la 53ème position et l’équipe du RIAAC termine à la 62ème place.

Tous les résultats sont disponibles ici

 

Prochaine étape : le 6 novembre à Mol

Le noyau du 4x400m national composé de 9 athlètes s’envole ce jeudi 20 octobre pour l’Islande et ses calottes glaciers en compagnie de l’explorateur belge Alain Hubert et de leur coach Jacques Borlée.

La sélection composée de 5 athlètes affiliés à un club Bruxellois : Kévin et Jonathan Borlée (WS), Antoine Gillet (RESC), Nils Duerinck (VAC), Arnaud Destatte (WS), Arnaud Ghislain (RESC) ainsi que Joris Haeck (STAX), Stef Vanharen (KAPE) et Will Oyowé (USBW).

Ce stage « team buiding) sera la première partie d’un programme très étoffé de préparation mentale, psychologique, physique et technique en vue des Jeux Olympiques de Londres en 2012.

« Rester 4,5 jours ensemble sans téléphone, sans ordinateur, ce sera l’occasion de se connaitre encore mieux. En plus 2 nouveaux athlètes ont intégré l’équipe (Will Oyowé et Stef Vanhaeren) et ce sera l’occasion de les connaitre ». s’exclame Jonathan Borlée avec enthousiasme

Concrètement, les neufs athlètes parcourront 80km de part et d’autre de la calotte glacière et seront conduit par 2 guides islandais et par Alain Hubert. « C’est une première expérience pour moi, coureurs de très longues distances, de conduire des sprinters dans pareille aventure en Islande » souligne Alain Hubert. « L’idée est d’aller au bout, sans stress, sans esprit de compétition, sans risque de blessure ».

L’expédition se fera à pied, avec des traineaux pour transporter le matériel. Les athlètes dormiront sous tente : Soupe, thé et nourriture lyophilisée sont au menu de chaque étape. Nous aboutirons à Rekjavik, à 7km à peine de la calotte glaciaire. Ce sera le terme de ce raid, le 25 octobre.

C’est Kevin Borlée qui a remporté ce vendredi midi à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, la récompense suprême en Belgique : le trophée national du mérite sportif.

Champion d'Europe du 400 m en 2010, le Bruxellois de 23 ans affilié depuis quelques années au club de Woluwé Saint Lambert (WS) , a remporté la médaille de bronze lors des 13ème championnats du monde de Daegu, en Corée du Sud, cet été en prenant la 3e place du 400 mètres (44.90) derrière le Grenadin Kirani James (44.60) et l'Américain LaShawn Merritt (44.63).

Décerné depuis 1928, le Trophée National du Mérite Sportif, une des plus hautes et prestigieuses distinctions sportives en Belgique, ne peut être obtenu qu'une seule fois dans une carrière par un sportif ou une sportive.

 

936 équipes participaient sous un soleil radieu à l’Ekiden de Bruxelles, ce samedi 15 octobre.

L'Acerta Brussels Ekiden est un marathon-relais couru par équipes de 6 coureurs.
Ensemble, ils vont se relayer pour courir la distance mythique du marathon. Le terme 'ekiden' provient du Japon. Les 6 coureurs parcourrent les distances suivantes : 5 km + 10 km + 5 km +10 km + 5 km + 7,195 km (total 42,195 km).

Les relais ne se font pas avec un témoin mais avec un tasuki, un ruban porté en travers du torse. La zone de relais ont eu lieu sur la piste mytique du Stade Roi Baudouin.

Site internet : http://www.acertabrusselsekiden.be/

Résultats : ici

Photo: Alain Vdp

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