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Image1 Léo (à gauche) avec Fred Xhonneux, Greg Vervloet et M. Houben !

 

© DR

Sans entraineurs, il n’y a pas d’athlètes. Ce constat semble évident. Pourtant, certains ne prennent pas le temps de remercier – assez – leurs mentors. A contrario, il est parfois difficile de trouver des entraineurs prêts à s’impliquer pour leur groupe, à être dévoué, à se rendre quatre à cinq fois par semaine sur un stade sans compter les nombreux week-ends de compétitions. Il y a également ce rôle de garant, de parrain en quelque sorte auprès de leurs protégés : veiller à une bonne alimentation, le sommeil (la récupération fait partie intégrante de l’entrainement !), à être bien dans sa tête et dans son corps. Des détails parfois délaissés, mais ô combien importants.

Devenir entraîneur n’est pas donné à tout le monde. Généralement, c’est la suite logique d’une carrière d’athlète d’enseigner et de partager, transmettre son expérience acquise au fil des années.

Pourtant, la plupart des clubs d’athlétisme de la Région Bruxelloise connaisse un manque inquiétant d’entraineurs. Certains connaissent même une pénurie de telle sorte que les clubs doivent revoir fondamentalement leur organisation pour assurer leurs activités d’encadrement des jeunes. L’athlétisme a été mis sous le feu des projecteurs avec les derniers championnats d’Europe de Berlin, ce qui a suscité pas mal de nouvelles inscriptions. Certains clubs ont du mal à faire face à ces nouveaux arrivants.

A Bruxelles, tout le monde connait – de près ou de loin – Léo, personnage emblématique de l’Excelsior mais surtout du paysage de la capitale. Officiellement licencié le 30 novembre 1972, c’est déjà dans les années 50 qu’il a commencé l’athlétisme, en tant qu’athlète. Pour l’anecdote, il n’a pas hésité à s'aligner sur un 10.000m lors d’un Interclub où l’Excelsior était en difficulté et le moindre point était essentiel pour le maintien. Un interclub contre le DCLA qui disposait d'une grosse armada dans les disciplines de fond avec notamment Roelants, Puttemans, Polleunis. Rien que ça. Certes, Léo s’est fait prendre quelques tours, mais a décroché des précieux points pour l’équipe. 

Une carrière de marin – pendant laquelle il a rencontré sa femme – puis chauffeur de bus De Lijn avant de devenir l’entraineur que l’on connait.

Il avait un rôle d’entraineur mais surtout, d’éducateur ! Toujours présent, tout l’année, par tous les temps, avec toujours autant d’enthousiasme. Toujours à l’écoute, à la recherche de nouveaux talents ou potentiels, avec un amour irrésistible pour le saut à la perche.

Depuis 44 ans, il a œuvré comme officiel, sur les stades, à ramasser les javelots ou les nombreux disques jetés. Un brevet obtenu en 1974. Mais ce sont aussi les déchets qu'il ramassait, voulant un stade tout propre au point que la buvette devait fermer et qu'il se retrouvait enfermé dans le petit stade !

Léo était infatigable, il voyageait partout à Bruxelles et en connaissait les moindres recoins. Mais le temps passe, la fatigue se fait ressentir et en cette fin d’année 2018, après avoir soufflé ses 88 bougies (le 21 novembre), il a décidé de définitivement faire un pas sur le côté.


Dans cet article, on peut souligner plusieurs points qui font de Léo un modèle, un exemple à suivre :

  1. Son esprit d’équipe: perchiste, il n’hésite pas à s’aligner sur un 10.000m en Interclubs pour récolter des précieux points afin de permettre à son club de se maintenir dans leur division;
  2. Son dévouement : ancien athlète, il est rapidement devenu entraineur pour transmettre son expérience et former les jeunes;
  3. Sa contribution : il n’a pas hésité à passer son brevet en tant qu’officiel pour donner un coup de main en compétition et à aider les clubs bruxellois;
  4. Son écologie : il ramassait le moindre déchets qui trainait sur un stade, un geste si simple.

Léo est toujours là, bien vivant, mais créera un manque, un vide pour tous.

 

L’entraîneur joue un rôle capital dans le développement de l’athlète. Il est celui qui aide l’athlète à progresser tout au long de son cheminement. Il va l’aider à préparer les compétitions et il va lui offrir son soutien le jour où il devra offrir sa meilleure performance. L’entraîneur peut avoir un rôle de mentor auprès de l’athlète qu’il va guider par son expérience. Être entraîneur est une grande responsabilité et il ne faut jamais sous-estimer l’impact de nos paroles ou de nos gestes sur les athlètes.

 

Article à lire dans la Capitale

 

Ce constat se fait également sentir dans les autres provinces de Belgique, notamment dans le Luxembourg. Bénévoles, personnes qui s’investissent dans les clubs, la demande est criante. 

 

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