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Ce vendredi 8 mars, c’était la journée internationale des femmes. L’occasion de mettre à l’honneur les sportives mais également, de rappeler l’importance du sport dans la recherche de mixité dans la société. Pour certains, il y a quelques années encore, les femmes faisaient du sport pour s’amuser, les hommes, eux, pour performer. Mélanger les genres et affirmer sa place en tant que femme, un combat quotidien ?

« C’est une difficulté supplémentaire, il faut montrer que nous aussi on est là ! »

Le sport féminin ne s’est jamais aussi bien porté en Belgique. A occasion du « Belgian Sport Women Awards 2019 » organisé ce vendredi soir dans la salle du Claridge, plusieurs athlètes étaient mises à l’honneur comme les Red Flames, les Belgian Cats, Sanae Jah, les sœurs Sana ou encore Léa Bayekula, athlète paralympique spécialiste du 100 et 200m. Atteinte de spina bifida, Léa n’a pas l’usage de ses jambes. Mais grâce à la force de ses bras et à son mental d’acier, elle a obtenu des titres de championne de Belgique et a déjà battu plusieurs records de Belgique. Pour elle, voir des femmes sur le devant de la scène lui procure une motivation supplémentaire.

« Oui ça motive de voir des femmes s’illustrer sur la scène internationale, comme Cynthia Bolingo récemment. C’est une fierté, en plus c’est une congolaise comme moi. Elle nous montre que c’est possible, qu’il faut y croire. Surtout à entendre les commentaires avant la course, personne n’y croyait, ou au mieux une troisième place. Elle nous montre qu’on peut y arriver. »

Pour Léa, il n’y a jamais eu d’autres choix que l’athlétisme, « bien que j’ai fait un peu de basket-ball dans le passé. « Mais je voulais un sport où je ne dépendais que de moi-même, où dans la défaite je ne pouvais qu’en vouloir à moi-même. » Dans son équipe de basket, elle était la seule fille, « j’avais l’impression d’être un homme. Je me comportais comme un homme, je poussais, je bousculais les autres. Ici je me sens féminine, moi-même, la femme qui veut s’affirmer. »

Léa se sent « loin d’être une icône » mais veut véhiculer un message de changement, « ne pas rester toujours dans sa zone de confort, il faut bouger, vivre. »

Nafi Thiam, Nina Derwael, de nombreux titres et médailles plus tard, les chosent évoluent. Mais il reste encore du chemin à parcourir.

Christine Schréder – Madame foot, le visage de BeTV et VOOfoot

-          Christine, est-ce important pour vous d’être présente au « Belgian Sport Women Awards 2019 » ?

Oui, ça fait énormément plaisir de participer à ce genre de cérémonie où les sportives sont mises à l’honneur de manière individuelle mais aussi collective. Personnellement, je ne suis pas pour la différence qu’on met entre les hommes et les femmes. Heureusement que le cas inverse n’existe pas (rires). Mais c’est vrai qu’encore en 2019, c’est plus compliqué pour des femmes de réaliser des exploits, mais surtout, d’atteindre un niveau de reconnaissance, un soutien équivalent à celui des hommes. Médiatiquement, on commence à appuyer un peu plus et on se rend compte que les femmes commencent à remporter plus de prix que les hommes. Je pense au basket, au hockey. Les équipes féminines se développent, comme l’équipe de rugby à 7 qui devient très performante et qui vise une qualification olympique.

Les choses sont en train de changer, les médias sont en train de changer. Il y a aussi un intérêt de la part du public. On assiste à de belles surprises, il y autant de valeur, voire plus, avec cette richesse qu’apporte les femmes.

-          Le sport féminin belge ne s’est jamais aussi bien porté. On pense à Nafi Thiam ou Nina Derwael, deux icones.

Il a fallu attendre des filles de ce calibre là, mais on avait aussi Tia Hellebaut, Justine et Kim en tennis. Au niveau de la société, on arrive dans une période d’ouverture totale, on éduque nos enfants de cette manière-là. Il n’y a plus de différence de genre, plus de barrière car on est une femme. Certes le football féminin n’a pas la même reconnaissance financière que leurs homologues masculins, mais ce n’est pas la valeur de base dans le développement sportif. Le sport permet d’évoluer, de grandir, de développer des qualités qui nous serviront toute notre vie, on reste compétiteur dans l’âme.

Chaque sport à ses caractéristiques de base, il ne faut pas se mettre de barrières. Mais il y a des sports qui sont plus destinés aux hommes qu’aux femmes et inversement, ça restera toujours le cas. Mais c’est l’égalité des deux qui fait la richesse du sport.

-          Il y a encore un travail à faire au niveau médiatique ?

Il y a encore du chemin à parcourir pour transmettre des rencontres en direct, oui. Mais je parle surtout de sport de niche. Les filles dans le hockey vont arriver à une égalité au niveau des affiliations dans les clubs. Mais au niveau de la presse écrite, des reportages, on a fait un gros progrès.

 

 

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