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DavidDacm

Aujourd'hui, nous donnons la paroles à David Van Vlaenderen, jeune (31 ans) coach du DACM. David a d'abord fait ses dents en s'occupant des benjamins puis il a fini par se spécialiser dans sprint court jusqu'au 400m. Découvrez ce coach atypique qui accorde beaucoup d'importance à l'épanouissement de ses athlètes et à la pleine exploitation de leur potentiel.

 

"Je me définirais comme un entraineur assez patient. J’aime que les choses soient bien faites. J’aime faire travailler peu mais bien, et surtout au bon moment. Je n’aime pas précipiter les choses. Je n’ai pas la prétention de tout savoir, je n’ai pas peur et honte d’aller demander conseil à d’autres personnes. J’aime comprendre le pourquoi des choses. 

Je cherche avant tout l’épanouissement de mes athlètes dans leur discipline. J’accorde beaucoup d’importance à la psychologie et au mental durant les séances d’entrainements. 
Je mets un point d’honneur à ce que mes athlètes comprennent ce qu’ils font. Ils doivent comprendre l’entrainement et pourquoi ils le font. Hors de question qu’ils courent bêtement en rond parce que je l’ai demandé. 

Au niveau des formations j’essaie de piocher un peu partout. Idéologiquement j’adhère complètement à la « méthode ALTIS » dont je possède deux certifications. Et pour le moment je suis une formation chez EXOS, qui travaille également avec eux. Bien entendu je suis également les formations de la LBFA."


Quelle est une semaine type pour ton groupe ?
Je n’ai pas vraiment de semaine type. J’essaie d’être spécifique pour chaque athlète. Je pense qu’à partir d’un certain niveau, cela est primordial. Si des gens lambda dans des salles de sport/fitness ont des programmes individuels, ne pas en avoir dans notre sport serait une hérésie. Chaque personne est différente et possède des qualités différentes, que tout le monde fasse la même chose est pour moi un non-sens.


Présentation en quelques mots de chacun des athlètes que tu encadres.
Vu que pour le moment je suis également président de mon club, je me suis limité à un seul athlète, il s’agit d’Ibrahim Camara. 
J'ai eu Ibrahim en minime au DACM, une fois arrivé à cadet je l’ai pris dans mon groupe de sprint. Il court actuellement pour le WS. Il est extrêmement motivé, à tout moment de l’année, parfois même un peu trop ! Il a beaucoup progressé ces deux dernières années, mais j’ai encore beaucoup à faire avec lui pour qu’il puisse utiliser son corps au maximum de ses capacités. Nous reparlerons surement de lui dans quelques années ! Patience … :) 

David Dacm groupeQuels sont les objectifs fixés pour tes athlètes ? Comment vois-tu la saison outdoor 2020 pour l’ensemble de ton groupe ? ? 

La saison des compétitions outdoor va être très courte … pourtant nous n’avons pas arrêté de nous entrainer… Donc nous prendrons avant tout du plaisir. Il faudra faire le plein de sensations avant de devoir déjà se préparer pour la saison hivernale.

Comment as-tu géré la préparation durant la période de confinement et l’après confinement ? 

C’était principalement de la condition. Il ne fallait pas non plus prendre de risques insensés à se déplacer partout à Bruxelles pour un bout de tartan alors qu’on ne connaissait pas grand-chose sur ce virus. 
Depuis que nous pouvons de nouveau s’entrainer, nous avons repris un rythme quasi normal, bien que pour moi les objectifs ont changés comme dit plus haut. 

D’après toi quelles sont les qualités importantes qu’un athlète doit avoir ?
Il doit absolument comprendre ce qu’il fait. Il doit être curieux sur les entrainements, il devrait presque pouvoir se coacher. Il doit également être autocritique sur ce qu’il fait 

Quels est ton meilleur souvenir en tant que coach ?

Le record LBFA cadet au 400m d’Ilias Benziane était un chouette souvenir (50,74sec) , surtout que la veille il ne voulait pas courir car il ne se sentait pas au top. J’ai dû le « forcer » à participer au Brussels Grand Prix ! Vu ce que je voyais à l’entrainement, il aurait été irresponsable de ne pas le faire courir !

Les records indoor avec Adam Kalmen sont également de très beaux souvenirs. Chaque semaine le chrono descendait de manière vertigineuse, et le tout en s’amusant. 

Quels sont les plus grandes difficultés que tu as connues en tant que coach (expérience) ?

Quand un athlète est persuadé de savoir mieux que moi ce dont il a besoin, mais qu’après mes explications il n’est toujours pas convaincu ! Ne pas se faire comprendre, et ne pas avoir la confiance d’un athlète est, je pense, la pire des choses pour un entraineur. 

Ton expérience d’athlète t’est-elle utile dans ta carrière de coach ?

Bien sûr, elle est essentielle. Il ne faut pas forcement avoir été un bon athlète pour être bon un coach. Quel que soit notre niveau, nous sommes tous passés en tant qu’athlètes par des sentiments, de déception et de satisfaction. Connaître les sensations de courses, le sentiment d’échec ou de réussites est quelques d’important, car ça fait partit de l’entrainement. Les ignorer serait une grave erreur. 

Au niveau de la préparation des athlètes, fais-tu appel un suivi spécialisé ? par exemple, travaillez-vous collaboration avec des Kiné ? préparateur mental ? médecin sportif ? préparateur physique ?

Je travaille essentiellement avec un kiné. Mais j’essaie de m’entourer d’une équipe complète. Ainsi un kiné et un podologue vont rejoindre le DACM d’ici peu. J’ai un ami qui fait de la médecine physique, j’espère travailler avec lui également. Par ailleurs je vais également m’entourer d’un psychologue. J’ai déjà pu voir trop d’athlètes arrêter à cause d’un manque de préparation psychologique pour ne pas en tenir compte …

Pour toi l’évolution technologique est-elle bénéfique ou plus contraignante dans l’encadrement ? (type de revêtement de piste – d’analyse par vidéo – outils de mesures – évolution des équipements, etc.)

Ce sont des outils, il faut donc s’en servir correctement. Ceux-ci ne doivent pas non plus prendre le dessus sur l’œil du coach, qui reste le principal outil de travail de l’entraineur.

Quels conseils donnerais-tu à la future génération d’athlètes ? et/ou de coach ? 
D’être à la hauteur de leurs objectifs. Ne pas faire dans la médiocrité !
Pour les futures entraineurs je leur conseil d’apprendre un maximum, mais également de partager un maximum ! 
Si le niveau global des entraineurs s’améliorent, c’est tout le monde qui en profite ! J’en profite d’ailleurs pour inviter tous les entraineurs bruxellois à rejoindre le groupe Facebook « Athlétic Coach Brussels » où je partage presque tout ce        que je trouve d’intéressant sur notre sport !

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