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C'est au tour du demi-fond ! Coach depuis 2013, Abdeljebbar Sihammane (WS) a vu son groupe s'agrandir au fil des années. Après avoir été spécialiste de l'endurance durant sa carrière, il forme depuis quelques années, la nouvelle génération de coureurs au stade Fallon et à la VUB. Fort de son expérience de vainqueur lors de 3 éditions du semi-marathon de Bruxelles, Abdel nous invite à découvrir son groupe et sa philiosphie d'entrainement dans le numéro d'aujourd'hui.

Je me définis comme un petit coach qui apprend chaque jour des choses différentes et qui essaye continuellement d’apprendre de ses erreurs. Pour le moment j’entraîne grâce à mon expérience d’ancien athlète. Pour améliorer mes connaissances je vais commencer les formations Adeps à partir du mois d’octobre. Actuellement j’encadre 3 séances par semaine. Comme tout coach mon objectif est de pouvoir travailler avec une école des jeunes, les prendre à l’âge de 12/13 ans et les accompagner tout au long des catégories supérieures afin de créer une vraie école de demi-fond au sein de mon club.

 

Abdel 2

 


Voilà à quoi ressemble une semaine type pour mon groupe en préparation :
Lundi : 20min échauffement + PPG
Mardi : 20min échauffement + fartlek (8x1min récupération 1min)
Mercredi : 40min footing de récupération
Jeudi : 20min échauffement + 10x50mètres en côtes
Vendredi : 20min échauffement + piste (400-300-200-300-400) x2
Samedi : REPOS
Dimanche : Endurance


J’aimerais beaucoup vous présenter l’entièreté du groupe mais je vais me contenter de ceux qui font de la compétition de manière régulière.
- Mathilde Deswaef (WS) est la plus ancienne du groupe. C’est aussi la locomotive, une athlète polyvalente capable de courir du 800 au 5000m. C’est également une athlète qui a montré un
très bon niveau en cross avec ses deux participations aux Euro Juniors. Je la vois aussi performer un jour à haut niveau sur 10 000 voire même sur marathon.
- Donald Lallemand (WS) est un jeune garçon avec un grand potentiel. Après seulement six mois d’entraînement au sein du groupe il devient vice-champion de Belgique de cross chez les scolaires. Sa grande qualité reste sa patience car il a très vite pris conscience de l’importance du travail de base avant de vouloir travailler de la qualité et chercher de la performance et
résultats a courts termes.
- Abigail Michalec (WS) est un athlète avec des qualités des fondeuse capable de nous surprendre des fois sur des séances spécifiques 800/1500m. Malheureusement nous quittera l’année prochaine pour rejoindre son université aux Etats Unis.
- Arno Soetens (RIAC) a fait un grand pas en changeant de discipline cette année. Il est sprinter de base, il gagne 10secondes sur 800m en l’espace de 8 mois (PB 800m : 1.57.32). Un athlète très rapide avec un bon finish. Malheureusement il nous quittera l’an prochain pour poursuivre ses études aux Pays-Bas.
- Amélie del Forno (ARCHE) va courir l’an prochain sous les couleurs du White Star. Après 7ans d’arrêt pour ses études elle prend contact pour rejoindre le groupe et a fait preuve d’une persévérance incroyable lui permettant de progresser de manière spectaculaire. Je lui prévois une belle saison sur cross court ainsi que sur 1500m l’an prochain.
- Javote Gueret (WS) à rejoint le groupe en octobre passé après des années de blessures. Elle retrouve petit à petit ses sensations et son niveau d’avant. Elle ne passera pas inaperçue sur le cross long et sur 1500/5000m l’été prochain.
Leurs point comment est qu’ils sont tous sociables. C’est très agréable de travailler avec un groupe qui s’entend bien. L’athlétisme c’est aussi un sport d’équipes. Ils sont tous là pour se tirer vers le haut. C’est la somme de leurs caractères qui fait que le groupe aura toujours une bonne ambiance à l’entrainement.

 

adgr


Les objectifs restent toujours les mêmes chaque année. Faire un bon hiver et progresser l’été sur leurs distances de prédilection. Pour cette année 2020, étant donné qu’on avait pas de saison outdoor j’ai profité pour prendre le temps de travailler les points faibles de chacun de mes athlètes et j’ai terminé par faire quelques tests puis les mettre au repos avant de commencer la préparation pour l’année prochaine.
En ce qui concerne ma méthode d’entrainement, elle est assez simple. Je prends le temps de faire une bonne préparation physique générale au début, je ne brule pas les étapes pour être en forme les premières courses de la saison. Je veille surtout a respecter chaque cycle pour éviter les irrégularités de performances durant la saison des courses et surtout, et avant tout, éviter les blessures. En six ans de travail en tant que coach je n’ai jamais eu d’athlètes blessés dans mon groupe.

Pour moi, les qualités importantes qu’un athlète doit avoir sont la patience, la régularité, le respect et la confiance en son coach, le dévouement pour son groupe, le respect pour ses adversaires et l’honnêteté. Je conseilerai à la nouvelle génération de faire preuve de patience, de persévérance et de rigueur lors des entrainements mais également dans la vie de tous les jours. Il est important de toujours tout donner pour ne pas avoir de regrets.

Ce qui est parfois difficile en tant que coach c’est lorsque certains athlètes ont des periodes de down à l’entrainement ou en compétition. En tant qu’entraineur je suis le premier à me remettre en question pour voir où j’ai fais une erreur. Il faut toujours essayer de trouver source du problème et avant tout redonner confiance en l’athlète et dialoguer avec lui pour pouvoir rebondir. Mon meilleur souvenir reste la qualification de Mathilde qu’on a été chercher jusqu’au dernier délais des minima en 2017 pour le championnat d’Europe junior en Italie ainsi que les championnat de Belgique de cross en 2018 où mes trois athlètes alignés montent sur le podium (Donald, Abigail et Mathilde).

Au vue de ma toute petite expérience de coach, je me vois mal donner des conseils aux autres coachs.On me demande souvent si mon expérience en tant qu'athlète m'aide dans mon travail de coach. Certes les années que j’ai passé en tant qu’athlète m’ont permis d’acquérir un petit bagage. Je suis né et j’ai grandi au Maroc. Entrainer au Maroc et entrainer en Belgique n’est pas la même chose. Les aspects scientifiques restent les mêmes mais les aspects socio-culturels sont différents, j’ai passé les deux premières années de ma vie de coach à apprendre en permanence, je dois avouer que j’ai beaucoup appris grâce a mes athlètes. Je ne travaille pas avec un medecin du sport, seule Mathilde  travaille avec une kiné et un médecin proposé par la fédération. L’année prochaine Mathilde travaillera avec Léopold Kapata pour le travail de technique de course.


En tant qu’athlète je n’ai pas évolué entourer des nouvelles technologies qui existent aujourd´hui pour la performance sportive. J’envois cependant mes athlètes faire un test à l’effort chaque année pour suivre l’évolution et bénéficier des paramètres que nous apporte ce test. Je ne film jamais mes athlètes dans le but d’analyser leurs techniques. Tout d’abord en tant que demi-fondeur ce n’est pas la priorité et puis je ne veux pas créer d’obsession chez les athlètes. Le plus important reste de courir, de ressentir les sensations. Le danger avec l'analyse vidéo est de dénaturer la foulée de l'athlète.

 

Focus sur le javelot ! Aujourd'hui, nous vous invitons à vivre le concours du javelot de Kayla Iven. Le 8 juillet , la lanceuse juniore de l'Excelsior s'est rendue au Stade Léo Lagrange à Lille pour prendre part à sa première compétition de la saison. Retour sur le concours cette athlète qui entrera en rhéto à la rentrée prochaine.

« Je suis partie à Lille pour prendre part à ma 1ère compétition de la saison dans le but de me remettre dans le rythme des compétition vu la période que nous avons traversé. Depuis cette saison, je suis affiliée à un club français. Je vais essayer de participer aux Championnats de France, je dois donc faire quelques compétitions pour atteindre le niveau de performance requis.

Je n’avais pas d’objectifs particulier en partant à Lille, ni pression à l’approche de la compétition. J’étais juste un peu déstabilisée car j’ai pas mal travaillé ma course d’élan pendant ma préparation. Comme je ne maitrise pas encore totalement ma course d’élan, j’avais peur de ne faire que des mordus. Pour une fois, je suis arrivée en terrain inconnu, je ne connaissais aucune de mes concurrentes, j’ai pu me concentrer sur moi-même tout en écoutant les conseils de mon coach (Marc Van Mensel).

Le concours en lui-même... Pour ne pas changer mes habitudes, j’ai plutôt mal commencé ma compétition (rires). Mais grâce au travail de concentration fourni durant la préparation, j’ai réussi à me recentrer pour aller chercher de meilleurs lancers. Et ça a marché ! Au 4ème essai, mon javelot se plante à 40m75 ! Je souris, je me retourne vers Marc qui sourit également. Marc m’encourage à aller chercher plus loin car en se basant sur ce qu’il avait vu à l’entrainement, il sentait que je pouvais lancer mon javelot plus loin. 5ème essai, je m’élance, mon javelot pourfend les cieux pour aller se planter à 41m58 !

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Je suis vraiment satisfaite et rassurée de voir que les entrainements portent leurs fruits. Durant le concours j’ai eu plusieurs fois l’impression d’avoir mordu mais ce n’était que des impressions (rires). Ces résultats m’ont aidée à me projeter vers la fin de saison et à viser quelques objectifs que je garderai pour moi. »

Retournons un peu en arrière Kayla. Pour un sprinteur, ne pas avoir accès à la piste est handicapant mais il y a toujours la possibilité de courir dans la rue ou dans un parc. Mais pour une adepte du lancer, ne pas avoir accès à la piste a dû avoir un impact sur ta préparation non ?

Pour être honnête, je n’ai pas eu l’occasion de me plaindre durant le confinement. J’ai la chance d’habiter à proximité d’un champ, j’ai donc pu lancer mon javelot avec élan réduit (3-4 pas d’élan) à raison de 3-4 fois par semaine. Je marquais l’endroit où mon javelot avait atterri et j’essayais d’aller plus loin à chaque fois. Ça a permis à mon corps de garder les sensations de lancer. J’ai aussi pas mal travaillé sur le côté sans pour autant lancer.

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Concernant les cours, j’ai fait comme tous les étudiants en remettants mes travaux par mail. J’ai réussi mon année, à moi la rhéto !

J’ai effectué un stage dans un home en tant qu’aide-soignante l’année passée, ce stage m’a vraiment plu. J’ai également le contact facile avec les enfants, donc j’hésite entre aide-soignante ou institutrice pour mes études supérieures.

 

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Tu as changé de coach en début de saison, quels changements as-tu remarqué ?

Changer de groupe d’entrainement a apporté son lot de changements !

Au niveau de la cohésion du groupe, j’ai l’impression d’avoir intégré une famille. On veille les uns sur les autres. C’est un aspect qu’il n’y avait pas dans mon groupe précédent.

J’avais besoin de faire de la mobilité ! Dans mon ancien groupe, comme je tenais à faire mes exercices de mobilité, j’étais un peu à la traîne durant l’échauffement.

Chez Damien, le travail de mobilité fait partie de l’échauffement. Je ne suis donc plus en retard (rires). J’ai connu des problèmes au niveau de mon dos et le travail mis en place depuis 8 mois maintenant porte ses fruits.

 

Alexiaa

 

Comment as-tu vécu cette période de confinement (adaptation des entrainements+ suspension des cours) ?

J’ai plutôt bien vécu le confinement. Ça peut paraitre étonnant mais j’ai la chance d’avoir un jardin, j’ai donc pu prendre l’air lorsque j’en ressentais le besoin.

Pour les entrainements, je n’ai pas arrêté de m’entrainer, vu que les pistes étaient fermées, je me rabattais sur les parcs près de chez moi. J’ai connu quelques pépins physiques mais rien de bien grave.

Concernant l’école, comme tous les étudiants de mon âge, je faisais mes devoirs en ligne. Cela m’a permis de garder mon esprit frais.

Qu’as-tu fait pour rester motivée ?

J’ai connu des baisses de motivation ce qui est normal. Damien a mis en place des sessions d’appel Skype durant lesquelles on s’entrainait et on partageait notre feedback. Revoir les partenaires d’entrainement même via un écran était cool !

Ma mère venait s’entrainer avec moi, je n’étais donc pas seule. Ma mère m’a beaucoup motivé.

Qu’en est-il de tes objectifs pour la « saison » ?

Honnêtement, je n’ai aucun objectif pour saison, je ne me mets pas de pression. J’ai déjà le regard tourné vers 2021. Si je cours en août, j’aimerais réussir à mettre en place les changements techniques sur lesquels nous avons travaillé avec Damien (son coach). Le chrono sera secondaire.

 Alexiaa

Place à la nouvelle génération ! Aujourd'hui, c'est Sohaib El Mourabiti  du White Star qui nous partage son ressenti. Sohaib fait partie de la nouvelle génération du 400 mètres bruxellois. En effet, l'athlète de 18 ans a récolté 3 médailles aux 3 championnats de sa catégorie auxquels il a participé, avec la consécration lors des Championnats de Belgique Indoor scolaire en 2019. Passé sous la barre des 50 la saison passée, Sohai a pour ambition de briser une autre barrière, celle des 49 !

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"J’ai profité du confinement pour m’entrainer plus qu’avant. Je suis passé de 4 entrainements/semaine à 6 entrainements semaine. Le plus embêtant était de s’entrainer seul...Rester motivé lorsque l’on s’entraine seul demande un effort supplémentaire on va dire. Un autre problème était l’impossibilité de suivre mon programme de musculation car les salles de fitness étaient fermées. Les entrainements étaient plus lactiques que d’habitude. J’ai moins travaillé la vitesse pour mettre l’accent sur la vitesse.

Ma plus grande crainte était d’être à la ramasse lors de mon retour sur piste, j’ai fait de mon mieux pour rester au mieux de ma forme.

J’aime tellement courir que ma motivation est quasiment restée intacte. M’entrainer me permettait de sortir (rires). Mes objectifs sont de participer à la finale du 400m lors des Championnats de Belgique TC (15-16/08/2020 - Bruxelles) et le podium lors des Championnats de Belgique Juniors (19/09/2020 Herve). Je vise plus particulièrement un chrono en dessous des 49 secondes sur 400m. Je me suis donné à fond lors des entrainements et je pense que je peux aller chercher un bon temps.

J’ai pu compter sur le soutien de mon coach (Florent Gets). Nous échangions régulièrement ce qui m’a permis de progresser. De plus, le retour sur la piste s’est plutôt bien passé, j’ai pu retrouver mon coach et mes partenaires d’entrainement, ce qui change grandement la qualité des entrainements."

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