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Nous donnons la parole à Émile Vandenbroeck. Émile est depuis quelques temps maintenant un coach dans son club, le White Star et également  coureur de demi-fond ! Émile nous en dit plus dans cette interview.

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Émile, tu as décidé de changer de discipline après les Championnats de Belgique de relais qui ont eu lieu à Mouscron en septembre 2020. Tu raccroches les pointes de sprint pour enfiler celles du demi-fond ! Peux-tu expliquer ce changement plutôt radical ?

Alors, cela faisait maintenant 10 ans que je faisais du sprint, j’ai eu différents coachs, chacun m’ayant fait progresser à sa manière. Je suis arrivé à la conclusion suivante : «  je pense avoir fait le tour de la question.». Je ne sentais plus de progression, cette flamme qui m’animait durant les saisons précédentes a fini par perdre en force. Je cherchais de nouveaux challenges à réaliser. J’ai donc commencé à envisager de pratiquer d’autres sports (cyclisme, football).

Le 1er confinement a été un facteur décisif dans la prise de décision. Pendant 1 mois, j’ai su rester motivé. Mais courir tous les jours dans des parcs ou dans la rue a fini par m’user. Les articulations ont pas mal encaissé. De plus, le manque de perspectives quant à la tenue des compétitions a définitivement entamé mon moral…

Certains évènements privés ont également motivé mon choix, j’étais un peu sur les rotules au milieu de confinement et devoir me faire violence pour être au taquet durant les séances plus techniques du sprint, c’était trop. Je précise que la piste est un peu mon lieu d’exutoire. M’entrainer me permettait d’évacuer le stress de la journée. Mais me rendre aux entrainements ressemblait plus à une corvée qu’à autre chose.

Je me suis dit « pourquoi ne pas courir, juste pour le fun, pas de sprint, juste de la course à pied ? » J’ai commencé à courir sur de plus longues distances. J’ai eu une sorte de révélation. J’arrivais à évacuer la pression, me changer les esprits. Courir sans « stress » me permettait d’être plus serein, plus apaisé.

J’ai découvert un nouveau monde en octobre 2020 lorsque j’ai officiellement commencé à m’entrainer pour courir de plus longues distances. En fonction des compétitions disponibles et de la manière dont mon corps répondra aux séances, je choisirai la distance sur laquelle je courrai. Je me redécouvre, je suis de nouveau enthousiaste à l’idée de m’entrainer. Chaque séance est un challenge. Certaines paraissent faciles mais ne le sont pas, d’autres semblent insurmontables mais se révèlent au final faisables. J’ai l’impression de renaître.

Et au niveau des entrainements ? Le sprint demande d’effectuer des efforts relativement brefs et intenses. J’imagine que les séances sont moins « explosives » ?

Je suis à 4 séances par semaine en général. Une semaine type se compose de la manière suivante :

  • Une sortie longue de 15 à 20 kilomètres. Les tempos ne sont pas trop rapides. Je commence à une allure de 5min au km et je descends graduellement à du 4min/km. C’est un travail d’endurance. Cette séance est là pour m’user, pas pour me pousser dans mes retranchements.
  • Une séance d’endurance un peu plus courte. La distance varie de 10 à 15kms. Le tempo est plus rapide. Je joue avec les tempos, je maintiens la même vitesse durant 20 minutes, puis j’accélère. Je place une accélération toutes les 20 minutes.
  • Ensuite vient la séance plus « spécifique ». Je vais enchainer les 600m ou les 800m.
  • La dernière séance est plus axée sur la vitesse. J’enchaine les séries de 200m ou de 400m. Cette séance est constituée de gros blocs. Par exemple, j’aurai 2 séries de 10 x200m en 30sec

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La grosse différence par rapport aux entrainements de sprint c’est que la récupération est beaucoup plus courte. Lorsque je m’entrainais pour le sprint, si je faisais 10 fois 200m, j’avais 2 ou 3 minutes de récupération entre chaque course. Là, c’est différent. J’ai maximum 1 minute de récupération entre les courses. Ce n’est vraiment pas facile (rires). Selon moi, c’est vraiment LA différence qui m’a le plus marqué.

Un autre changement à noter, est que les séances sont plus longues, donc mentalement c’est dur. Je prends l’exemple de la séance «  2kms sur un rythme 3’30/km ». Ce type de séance est vraiment très fatigante. Je me pose beaucoup de questions car la souffrance est permanente. Être régulier durant la séance demande une concentration permanente. Il faut se faire violence longtemps.

M’entrainer sur de plus longues distances me permet de courir avec ma compagne ou des amis lors de mes séances de récupération active, ce qui n’était pas possible lorsque je pratiquais le sprint. Pour moi c’est une plus-value non négligeable. Cela me permet de sortir du sérieux de l’entrainement et d’être encore plus détendu.

En explorant tes publications sur les réseaux sociaux, on peut découvrir que tu as couru un marathon ! Peux-tu nous en dire plus ?

J’ai décidé de courir un marathon personnel avec une collègue afin de récolter des fonds pour une association. Je courais 10km puis 15km. Je suis monté jusqu’à 30km. Alors je me suis dit «  Pourquoi ne tenterais-tu pas de courir un marathon Émile ? ». Je me suis lancé dans ce pari un peu fou. Pour marquer le coup, j’ai décidé de courir avec un autre but. J’ai convaincu une collègue qui court régulièrement de le faire avec moi. Chacun d’entre nous a choisi une association qui lui tenait à cœur et nous avons essayé de récolter des dons pour ces 2 associations. Nous avons réussi à récolter plus de 2.000 euros !

Les mauvaises langues me qualifiaient de fou. Malgré cela, je me sentais bien. Je sentais que je pouvais le faire. J’avais tellement d’énergie, peut-être un peu trop (rires). Je suis allé courir pour me calmer. Je n’ai pas laissé un aspect de ma préparation au hasard. Je suis parvenu à me détendre, je suis allé dormir à une bonne heure. L’un des aspects les plus importants était la digestion. Je devais avoir bien digéré avant ma course. Il n’y a rien de plus désagréable que de courir le ventre ballonné.

Nous nous sommes lancés aux alentours de 7 heures du matin. Le soutien de notre entourage a été décisif, que ce soient les amis qui ont fait un bout de chemin à vélo ou les membres de notre famille qui se sont chargés du ravitaillement aux endroits stratégiques. Le moral était à bloc. Nous n’avons jamais douté même si, sur la fin, le corps commençait à accuser le coup.

En attaquant la dernière ligne droite, j’étais assez ému car j’étais fier de m’être fixé ce challenge et de l’avoir réussi.

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Après cette première expérience, quel sera ton prochain challenge ?

Vu que je suis instituteur dans une école, ma collègue et moi aimerions impliquer nos élèves dans ce challenge. Nous avons déjà déterminé le type de course. Il s’agira de courses de relais par équipes sur un parcours de 7 kilomètres. La solidarité est une valeur qui nous tient à cœur. Nous devons encore reconnaitre le parcours dans les semaines qui arrivent.

Bonne chance à toi Émile !

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